22/09/2026

Qualité de l’air : les résultats 2025 du suivi des pesticides présentés au public
Depuis 2019, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle travaille avec Atmo Nouvelle-Aquitaine pour mesurer chaque année la présence de produits phyto-sanitaires dans l’air de la plaine de l’Aunis. « Ces relevés nous permettent de mieux connaître la qualité de l’air sur notre territoire et d’en suivre les évolutions dans le temps », souligne Marc Maigné, Vice-président de la Communauté d’Agglomération, chargé notamment de la santé environnementale.
En 2025, deux nouveaux sites de mesure ont été installés à Saint-Vivien et L’Houmeau, en complément de celui de Montroy. Les résultats montrent des profils proches sur les trois sites, avec une présence très majoritairement constituée d’herbicides, cohérente avec les cultures présentes sur le territoire. Huit produits – sept herbicides et un insecticide – ont été détectés sur les trois sites. Parmi les concentrations les plus élevées figurent le prosulfocarbe et la pendiméthaline, deux herbicides principalement utilisés sur les céréales d’hiver. Certaines molécules interdites pour les usages agricoles ont également été retrouvées, notamment le lindane, mais à des niveaux très faibles, proches des limites de quantification.
Des résultats à mettre en perspective
À Montroy, le cumul hebdomadaire moyen des concentrations en herbicides s’élève en 2025 à 13,3 ng/m³, contre 10,2 ng/m³ en 2024 et 5,1 ng/m³ en 2023. Cette valeur est en hausse par rapport aux deux années précédentes, mais reste inférieure au niveau de 2021, qui s’établissait à 22,4 ng/m³ et demeure le niveau le plus élevé observé depuis le début du suivi.
Les concentrations les plus importantes ont été relevées en novembre et décembre. Un pic commun aux trois sites a notamment été enregistré la première quinzaine de novembre, avec 100,2 ng/m³ à Montroy, 29 ng/m³ à Saint-Vivien et 20 ng/m³ à L’Houmeau. Ces écarts s’expliquent en partie par la part des surfaces consacrées aux grandes cultures dans un rayon de 5 km autour de chacun des sites.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à décrypter les variations observées en 2025. Atmo Nouvelle-Aquitaine relève une utilisation accrue du prosulfocarbe, un herbicide très volatil. Cette évolution peut s’expliquer par la réduction du nombre de molécules autorisées, qui conduit à utiliser davantage celles encore disponibles. Les conditions météorologiques de 2025 ont également pu rendre le désherbage mécanique plus difficile et encourager les traitements chimiques. Enfin, la disponibilité de l’eau a pu contribuer au développement des cultures d’hiver, qui peuvent nécessiter davantage de traitements.
En l’absence de valeurs réglementaires spécifiques pour les pesticides dans l’air, ce suivi constitue un indicateur de l’évolution des concentrations dans le temps. Les résultats doivent donc être appréciés au regard de leur évolution pluriannuelle.
Agir sur les pratiques agricoles et la protection des ressources
Le suivi de la qualité de l’air s’inscrit dans une démarche plus large de l’Agglomération pour réduire l’exposition aux produits phytosanitaires et accompagner les changements de pratiques agricoles. Cette démarche porte notamment sur la réduction de l'usage des intrants, la protection de l'eau et de l'air, l'évolution des pratiques agricoles, l'installation des agriculteurs, les filières alimentaires et la connaissance des expositions environnementales.
En 2026, l’Agglomération poursuit ces actions, notamment à travers « Terres de Transitions »¹, le développement de filières à bas niveaux d’intrants, l’accompagnement des cantines scolaires dans l’atteinte des objectifs EGALIM² et la préparation du marché de prestations environnementales « Terres de Sources Charentais »³.
Trois réunions publiques les 5, 6 et 7 octobre
Pour aller au-delà des chiffres, Marc Maigné, Vice-président de l’Agglomération, viendra échanger avec les habitants lors de trois réunions publiques organisées avec les communes qui ont accueilli les sites de mesure. Il reviendra sur les principaux enseignements de la campagne et sur les actions engagées par l’Agglomération.
Les maires de Saint-Vivien, Christophe Prieur de Kermel, de Montroy, Viviane Cottreau-Gonzalez, et de L’Houmeau, Jean-Luc Algay, participeront à ces rencontres, aux côtés de l’Agglomération et d’Atmo Nouvelle-Aquitaine.
Ces temps d’échanges permettront de mieux comprendre les résultats, de les replacer dans leur contexte et de répondre aux questions des habitants.
Lundi 5 octobre – Saint-Vivien
Mardi 6 octobre – Montroy
Mercredi 7 octobre – L’Houmeau
+ d’infos sur les lieux, horaires et modalités pratiques :
https://www.agglo-larochelle.fr/-/qualite-de-l-air-les-resultats-2025-du-suivi-des-pesticides-presentes-au-public
¹ « Terres de Transitions » - Démonstrateur agricole et alimentaire soutenu par France 2030, visant à expérimenter des pratiques agricoles moins dépendantes des produits phytosanitaires et à favoriser des filières alimentaires locales et durables.
² Loi EGALIM - La loi du 30 octobre 2018 fixe notamment des objectifs de qualité et de durabilité pour les produits servis dans la restauration collective.
³ « Terres de Sources Charentais » - Marché de prestations environnementales destiné à rémunérer les agriculteurs engagés dans des pratiques favorables à l’eau, aux sols et à la biodiversité.
Depuis 2019, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle travaille avec Atmo Nouvelle-Aquitaine pour mesurer chaque année la présence de produits phyto-sanitaires dans l’air de la plaine de l’Aunis. « Ces relevés nous permettent de mieux connaître la qualité de l’air sur notre territoire et d’en suivre les évolutions dans le temps », souligne Marc Maigné, Vice-président de la Communauté d’Agglomération, chargé notamment de la santé environnementale.
En 2025, deux nouveaux sites de mesure ont été installés à Saint-Vivien et L’Houmeau, en complément de celui de Montroy. Les résultats montrent des profils proches sur les trois sites, avec une présence très majoritairement constituée d’herbicides, cohérente avec les cultures présentes sur le territoire. Huit produits – sept herbicides et un insecticide – ont été détectés sur les trois sites. Parmi les concentrations les plus élevées figurent le prosulfocarbe et la pendiméthaline, deux herbicides principalement utilisés sur les céréales d’hiver. Certaines molécules interdites pour les usages agricoles ont également été retrouvées, notamment le lindane, mais à des niveaux très faibles, proches des limites de quantification.
Des résultats à mettre en perspective
À Montroy, le cumul hebdomadaire moyen des concentrations en herbicides s’élève en 2025 à 13,3 ng/m³, contre 10,2 ng/m³ en 2024 et 5,1 ng/m³ en 2023. Cette valeur est en hausse par rapport aux deux années précédentes, mais reste inférieure au niveau de 2021, qui s’établissait à 22,4 ng/m³ et demeure le niveau le plus élevé observé depuis le début du suivi.
Les concentrations les plus importantes ont été relevées en novembre et décembre. Un pic commun aux trois sites a notamment été enregistré la première quinzaine de novembre, avec 100,2 ng/m³ à Montroy, 29 ng/m³ à Saint-Vivien et 20 ng/m³ à L’Houmeau. Ces écarts s’expliquent en partie par la part des surfaces consacrées aux grandes cultures dans un rayon de 5 km autour de chacun des sites.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à décrypter les variations observées en 2025. Atmo Nouvelle-Aquitaine relève une utilisation accrue du prosulfocarbe, un herbicide très volatil. Cette évolution peut s’expliquer par la réduction du nombre de molécules autorisées, qui conduit à utiliser davantage celles encore disponibles. Les conditions météorologiques de 2025 ont également pu rendre le désherbage mécanique plus difficile et encourager les traitements chimiques. Enfin, la disponibilité de l’eau a pu contribuer au développement des cultures d’hiver, qui peuvent nécessiter davantage de traitements.
En l’absence de valeurs réglementaires spécifiques pour les pesticides dans l’air, ce suivi constitue un indicateur de l’évolution des concentrations dans le temps. Les résultats doivent donc être appréciés au regard de leur évolution pluriannuelle.
Agir sur les pratiques agricoles et la protection des ressources
Le suivi de la qualité de l’air s’inscrit dans une démarche plus large de l’Agglomération pour réduire l’exposition aux produits phytosanitaires et accompagner les changements de pratiques agricoles. Cette démarche porte notamment sur la réduction de l'usage des intrants, la protection de l'eau et de l'air, l'évolution des pratiques agricoles, l'installation des agriculteurs, les filières alimentaires et la connaissance des expositions environnementales.
En 2026, l’Agglomération poursuit ces actions, notamment à travers « Terres de Transitions »¹, le développement de filières à bas niveaux d’intrants, l’accompagnement des cantines scolaires dans l’atteinte des objectifs EGALIM² et la préparation du marché de prestations environnementales « Terres de Sources Charentais »³.
Trois réunions publiques les 5, 6 et 7 octobre
Pour aller au-delà des chiffres, Marc Maigné, Vice-président de l’Agglomération, viendra échanger avec les habitants lors de trois réunions publiques organisées avec les communes qui ont accueilli les sites de mesure. Il reviendra sur les principaux enseignements de la campagne et sur les actions engagées par l’Agglomération.
Les maires de Saint-Vivien, Christophe Prieur de Kermel, de Montroy, Viviane Cottreau-Gonzalez, et de L’Houmeau, Jean-Luc Algay, participeront à ces rencontres, aux côtés de l’Agglomération et d’Atmo Nouvelle-Aquitaine.
Ces temps d’échanges permettront de mieux comprendre les résultats, de les replacer dans leur contexte et de répondre aux questions des habitants.
Lundi 5 octobre – Saint-Vivien
Mardi 6 octobre – Montroy
Mercredi 7 octobre – L’Houmeau
+ d’infos sur les lieux, horaires et modalités pratiques :
https://www.agglo-larochelle.fr/-/qualite-de-l-air-les-resultats-2025-du-suivi-des-pesticides-presentes-au-public
¹ « Terres de Transitions » - Démonstrateur agricole et alimentaire soutenu par France 2030, visant à expérimenter des pratiques agricoles moins dépendantes des produits phytosanitaires et à favoriser des filières alimentaires locales et durables.
² Loi EGALIM - La loi du 30 octobre 2018 fixe notamment des objectifs de qualité et de durabilité pour les produits servis dans la restauration collective.
³ « Terres de Sources Charentais » - Marché de prestations environnementales destiné à rémunérer les agriculteurs engagés dans des pratiques favorables à l’eau, aux sols et à la biodiversité.
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